Ce matin, nous nous sommes levés un peu après 8h, nous avons pris un bon petit déjeuner sur la petite terrasse de notre chambre, puis nous avons jeté un œil à la météo. Les prédictions étaient bonnes : pas de pluie en vue. Du coup, on y est allé dès aujourd'hui, et on fera le tour de l'île demain.
Le sommet est à 3000 mètres au dessus du niveau de la mer, qui est à une soixantaine de kilomètres de là par la route (une dizaine à vol d'oiseau au plus court). C'est vous dire si la route grimpe sec.
Pour éviter le mal de l'altitude, auquel j'ai été sujet au Pérou, nous avons fait des pauses régulières lors de l'ascension. Nous avons fait un premier arrêt juste après l'entrée du parc national, à 2000 mètres déjà. Armelle en a profité pour faire une petite sieste à l'ombre (et dans l'odeur) des eucalyptus. On a fait un petit tour sur une piste qui commençait là. Le début de cette balade (de 900m au total) passe par ce que les rangers appellent une expérience ratée. Des arbres du monde entier ont été plantés là, pour luter contre l'érosion. Et maintenant, plusieurs de ces espèces exotiques sont tellement invasives pour la flore locale qu'ils tentent en vain de les détruire. La fin de la balade passe dans la dite flore locale, avec des arbustes aux petites fleurs rouges étranges.
Puis nous sommes repartis sur la route qui tourne, grimpe, tourne, et grimpe encore. Au fur et à mesure de l'ascension, les arbustes se raréfient et font place à de la prairie toute simple. Puis arrive le premier point de vue sur l'intérieur du volcan, et c'est une petite baffe : le paysage à l'intérieur du cratère est lunaire, avec du rouge, du noir, le bleu du ciel, et de très rares touches vertes de vie qui tentent de résister. Le mélange des couleurs est bluffant. Heureusement, tous les points de vue ont des vitres qui méritent bien leur nom anglais de wind shield. Vu la force des alizés qui remontent du cratère, on est bien content d'avoir un bouclier pour profiter de la vue.
Les trois points de vue proposés sur le cratère se ressemblent un peu, mais on ne se lasse pas. Au sommet, il est relativement difficile de faire le tour de la cahute qui abrite le visitor center sans se faire renverser par le vent, carrément violent cette fois. Respirer par la bouche implique de bouffer du sable, et qui frappe également la peau.
À la redescente, Armelle était cuite mais je suis allé marcher un peu sur une piste qui m'avait l'air sympa. Pas manqué, après un kilomètre environ, j'ai changé de versant et j'ai profité d'un point de vue incroyable sur le volcan. J'avais vraiment envie de continuer, de descendre jusqu'en bas, mais se balader seul sur les sentiers de montagne n'est pas une très bonne idée alors je suis rentré.
Au retour, après avoir mangé en ville, nous avons admiré un beau coucher de soleil sur l'île de Lan'ai. C'était un peu comme une carte postale, on a du mal à réaliser qu'on sera dans trois jours en France... Sur cette plage, on trouve également des surfers pas très académiques, mais très impressionnants. Armelle a plus fait de photos de lui que du coucher de soleil, au fond. Ĵe sais pas ce qu'elle leur trouve, à la fin...
Lien direct vers les photos. Comme hier, je n'ai pas réussi à mettre les vidéos en ligne ce soir. J'ai même dû réduire un peu la résolution des photos, cette fois.
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