jeudi 19 avril 2012

La route de Hana

Aujourd'hui, après un ptit dèj où un oiseau est venu partager notre papaye, nous avons fait le tour de l'île. En partant de l'extrémité ouest, nous sommes passés par la plaine centrale, puis nous avons filé au nord est. C'est la face de l'île qui prend les pluies venues de l'océan, et c'est donc une forêt tropicale. Comme la veille, nous avons eu une chance folle : la météo nous a épargnés. Normalement, il pleut des trombes, et nous avons eu grand beau. Comme dit notre logeuse, "The rain forest, without the rain"...

Du coup, nous avons encore une fois pleins de photos de fleurs étranges. De plus, nous avons vu plusieurs cascades magnifiques dans la forêt. À chaque fois, on pose la voiture à l'endroit indiqué, on marche un peu, et on se retrouve à l'intérieur de la carte postale. C'est incroyable... En plus, il n'y a même pas de mauvaise surprise vu qu'il n'y a pas vraiment de sale bête à Hawai'i. Pas de serpent à craindre : il n'y en a aucun sur les îles. Pas plus de scorpions, guêpes ni même de grands animaux genre félins, singes ou autre : il n'y a rien de tout ça ici. Du coup, on peut tremper les pieds et même traverser des petits bras d'eau sans appréhension. Il faut juste faire attention à ne pas glisser sur un rocher glissant, car c'est étonnamment peu balisé et protégé ici, par rapport au reste des États-Unis.

Une fois à Hana, les tour operators conseillent habituellement de faire demi tour et rentrer par le même chemin car plus loin, ca n'est plus goudronné. Armelle étant tout bonnement allergique aux aller-retours en visite, et puisque le loueur nous avait sur-classé sur une 4x4 de ville (genre celui de volkswagen), nous avons persisté. Et c'était vraiment une bonne idée. Tout d'abord, la route était certes pas goudronné partout, mais toujours très carrossable. Et ensuite, c'était très impressionnant une fois de plus.

Au fur et à mesure qu'on quittait le versant du volcan exposé aux vents pluvieux pour passer sur celui protégé de ces vents, la forêt tropicale est devenue moins luxuriante, puis s'est changée en forêt clairsemée avant de n'être plus qu'une prairie séchée. Le tout en une dizaine de kilomètres seulement, avec les vagues de l'océan qui continuent de taper en dessous de la route. C'est resté ainsi un moment, avant que la prairie reverdisse progressivement quand nous sommes allés sur le versant sud-ouest du volcan, moins désertique.

Un truc dingue, c'est qu'on a vu des boites aux lettres partout sur le parcours, tant que ce n'était pas semi-désertique. Même au plus loin, aux endroits visiblement à 3h de route d'à peu près tout. Du coup, on s'est demandé de quoi vivent les gens qui habitent là. Certes ils mangent à peu près gratuitement ce qu'ils font pousser dans leur jardin, mais pour le reste ? Peut-être ont-ils tous gagné au loto ? Je n'en sais rien. Moi, je crois qu'au bout d'un moment, la langueur finirait par me prendre, je pense.

Après ce road trip d'une petite dizaine d'heures, Armelle était un peu claquée, je comprend pas. On est donc rentrés dare dare, et après une petite salade faite maison pour finir les réserves achetées la veille, elle dort. Je crois que je vais pas tarder à en faire de même. Ça m'ennuie que la connexion soit tombée ce soir, vous n'aurez ce message que demain. Mais bon, je n'y peux pas grand chose.

Au programme de demain, c'est le grand retour. On part de la chambre d'hôtel vers 10h, on rend la voiture avant midi, et ensuite, on attend 18h dans le centre commercial. On va sans doute passer faire les dernières courses et flâner un peu ici et là. Ensuite, on ne s'arrête pas sur O'ahu, on repart directement de Honolulu pour Mineapolis, puis de là pour Paris. On se pose samedi matin à 7h, heure française (forcément), après grosso modo 25h de voyage.

La neige nous attend à Nancy (ou à peu près), on sait et on appréhende bien un peu. Mais on a quand même un peu hâte de revoir les garçons, il faut bien le dire. C'était un voyage superbe, plein de superlatifs, et j'espère qu'on pourra un jour en refaire un si beau tous ensemble.


Nous avons de gros problèmes de connexion à l'hôtel en ce moment. Voici un lien direct vers l'album photos, mais il n'est pas complet, encore. J'ai du mal à monter toutes les photos. Si vous n'en avez pas 184, il vous en manque. Attendez un peu puis rechargez la page.

mercredi 18 avril 2012

ma-HAUT-i

Ce matin, nous nous sommes levés un peu après 8h, nous avons pris un bon petit déjeuner sur la petite terrasse de notre chambre, puis nous avons jeté un œil à la météo. Les prédictions étaient bonnes : pas de pluie en vue. Du coup, on y est allé dès aujourd'hui, et on fera le tour de l'île demain. Le sommet est à 3000 mètres au dessus du niveau de la mer, qui est à une soixantaine de kilomètres de là par la route (une dizaine à vol d'oiseau au plus court). C'est vous dire si la route grimpe sec.

Pour éviter le mal de l'altitude, auquel j'ai été sujet au Pérou, nous avons fait des pauses régulières lors de l'ascension. Nous avons fait un premier arrêt juste après l'entrée du parc national, à 2000 mètres déjà. Armelle en a profité pour faire une petite sieste à l'ombre (et dans l'odeur) des eucalyptus. On a fait un petit tour sur une piste qui commençait là. Le début de cette balade (de 900m au total) passe par ce que les rangers appellent une expérience ratée. Des arbres du monde entier ont été plantés là, pour luter contre l'érosion. Et maintenant, plusieurs de ces espèces exotiques sont tellement invasives pour la flore locale qu'ils tentent en vain de les détruire. La fin de la balade passe dans la dite flore locale, avec des arbustes aux petites fleurs rouges étranges.

Puis nous sommes repartis sur la route qui tourne, grimpe, tourne, et grimpe encore. Au fur et à mesure de l'ascension, les arbustes se raréfient et font place à de la prairie toute simple. Puis arrive le premier point de vue sur l'intérieur du volcan, et c'est une petite baffe : le paysage à l'intérieur du cratère est lunaire, avec du rouge, du noir, le bleu du ciel, et de très rares touches vertes de vie qui tentent de résister. Le mélange des couleurs est bluffant. Heureusement, tous les points de vue ont des vitres qui méritent bien leur nom anglais de wind shield. Vu la force des alizés qui remontent du cratère, on est bien content d'avoir un bouclier pour profiter de la vue.

Les trois points de vue proposés sur le cratère se ressemblent un peu, mais on ne se lasse pas. Au sommet, il est relativement difficile de faire le tour de la cahute qui abrite le visitor center sans se faire renverser par le vent, carrément violent cette fois. Respirer par la bouche implique de bouffer du sable, et qui frappe également la peau.

À la redescente, Armelle était cuite mais je suis allé marcher un peu sur une piste qui m'avait l'air sympa. Pas manqué, après un kilomètre environ, j'ai changé de versant et j'ai profité d'un point de vue incroyable sur le volcan. J'avais vraiment envie de continuer, de descendre jusqu'en bas, mais se balader seul sur les sentiers de montagne n'est pas une très bonne idée alors je suis rentré.

Au retour, après avoir mangé en ville, nous avons admiré un beau coucher de soleil sur l'île de Lan'ai. C'était un peu comme une carte postale, on a du mal à réaliser qu'on sera dans trois jours en France... Sur cette plage, on trouve également des surfers pas très académiques, mais très impressionnants. Armelle a plus fait de photos de lui que du coucher de soleil, au fond. Ĵe sais pas ce qu'elle leur trouve, à la fin...



Lien direct vers les photos. Comme hier, je n'ai pas réussi à mettre les vidéos en ligne ce soir. J'ai même dû réduire un peu la résolution des photos, cette fois.

mardi 17 avril 2012

Au revoir O'ahu, bonjour Maui

Hier, nous n'avons pas fait de message. C'est qu'il ne s'est pas passé grand chose : la preuve, on a même pas fait de photo... Mais en fait c'était un peu une excuse de fainéantise, car la journée a été très très agréable (une de plus). Serge a gentiment accompagné Armelle faire du shopping en ville tandis qu'on a bossé un coup avec Henri. Oui, c'était dimanche et on a travaillé quand même! Une bonne heure! La vie harassante des scientifiques, que voulez-vous... Le soir, nous sommes allés manger chinois dans un vrai restaurant de là-bas. Nous sommes restés sages, et même s'il y avait des oeufs de cent ans au menu, nous n'en avons pas pris (au grand regret de Henri qui adore ça).

Après manger, nous avons réussi à tout faire tenir dans nos deux valises, et dès poltron-minet, nous étions prêts à rendre l'appart, rendre la voiture, et prendre l'avion pour changer d'île. Le vol ne dure que 35mn, à se demander pourquoi il est si difficile de faire la traversée en bateau. C'est sans doute pour qu'on puisse profiter de la vue depuis l'avion, très sympa. Armelle a filmé un peu par le hublot, je ne suis pas sûr du résultat que ça va rendre.

Une fois la nouvelle voiture récupérée, on est parti faire un peu le tour de l'ile. Si vous regardez la carte de Maui, notre avion venait par le sud, et s'est posé à la jonction des deux parties, plutôt au nord. Notre hôtel est le plus à l'ouest possible sur l'île (à Lahaina), et la route la plus rapide passe par le sud. Comme nous avions du temps, nous avons longé la côte nord pour faire le tour du volcan éteint. La route était assez impressionnante. Il y a 45km qui sont encore pires que les routes de Corse. Des gros à pic à coté de la route, et décidément pas la place de croiser à part sur les emplacements dédiés. Heureusement que l'américain moyen est plus civil qu'en Corse, car j'avais l'impression que c'était encore plus étroit. Mais en tout cas, c'est vraiment impressionnant. Là encore, on a fait quelques vidéos.

Comme toutes les bonnes choses ont une fin, on est arrivé à l'hôtel. À première vue on a un peu flippé car la facade sur la rue est un peu défraichie, mais en fait c'est l'arrière et de l'autre coté c'est pas mal. La chambre est bien et l'ambiance très plaisante. C'est une grosse maison familliale, avec l'étage aménagé en appartements à louer. Les grands-parents habitent l'un de ces apparts, les parents habitent au rez de chausser et la fille habite dans une tout petite maison construite sur la pelouse. Le terrain est trop cher ici pour gâcher...

Voilà. Nous y sommes, le transit s'est bien passé. Au programme de demain : on va sans doute faire le tour de l'autre partie de l'île, à l'est. Sauf si le temps est clair auquel cas, on va foncer au sommet du volcan de l'est, le Haleakalā, qui culmine quand même à plus de 3000m. Là haut, il n'est pas rare qu'il gèle, ca nous rappellera le pays. Et le jour d'après, tour de l'île ou volcan, selon la météo. Si on a le temps, y'a encore des endroits réputés pour le snorkeling par ici, ou quelques arboretums à visiter. On verra. De toute façon, on part jeudi midi, ca va être ultra court...

EDIT: désolé, mais je n'arrive pas à mettre les vidéos en ligne, elles sont trop grosses. On vous les montrera à notre retour.


(lien direct vers les photos)

dimanche 15 avril 2012

Randonnée à la pointe ouest (Kaena Point)

Au programme aujourd'hui : le Grand Ouest.

Hawaii est décidément très étonnante. L'île est finalement relativement petite (on doit pouvoir faire le tour dans la journée, bien que la majorité des routes soient limitées à une cinquantaine de km/h), mais très diversifiée. Forêt dense (presque jungle) au centre, là où il pleut tout le temps, plages de rêve au sud (où on trouve honolulu et waikiki), plages de cartes postales mais avec un vent incroyable à l'est, sous les alizés. Et la côte ouest est très sèche, du coup : les nuages du pacifique arrivent de l'est, se percent sur les montagnes du centre, et quasiment aucune eau n'arrive à l'ouest. C'est même assez sec pour ressembler à la Californie, un peu. C'est aussi là où on trouve les SDF, dans des villages de tente plutôt craignos. On ne trouve absolument aucun touriste par ici, même si c'est très bien quand même. Pour vous dire, les routes qui font le tour de l'île ne viennent pas jusque là, et il faut continuer la route en cul-de-sac sur une trentaine de kilomètres. C'est énorme car l'île fait en gros 70x50 km. M'enfin bon. On était allés au nord, au sud, à l'est et on nous avait dit que l'ouest ne méritait pas sa mauvaise réputation. Alors on est allés voir.

Nous sommes donc passés chercher Serge vers 9h, puis nous sommes partis. Henri avait amené un visiteur au même endroit il y a deux semaines, il a donc préféré passer son tour. Après un café sur la terrasse ensoleillée (soupir rêveur), nous nous sommes mis en route. C'est sensé prendre une petite heure, mais on a mis en gros le double : il y avait de la circulation, et on a dû revenir en arrière pour refaire la réserve d'eau et d'essence. Une fois sur place, on a mis des chaussures avec des chaussettes (biiiirk, mais c'est super chiant ce truc, comment on fait d'habitude??) et on a continué à pied. On a marché pendant 3 kilomètres sur une piste un peu défoncée, coincée entre l'océan et la montagne. C'était très bien, Serge est super sympa, mais c'est normal il est stéphanois :)

Le plus remarquable, c'est les vagues qui s'écrasaient sur les rochers en dessous de nous. Incroyable. Des murs d'eau de peut-être 3 ou 4 mètres, c'est vraiment impressionnant. On a même trouvé un autre «blow point», ces fissures dans la falaise qui font des geysers quand les vagues s'engouffrent dedans.

Une fois à la pointe, on a observé des phoques et des nids d'albatros. Ca parait étrange de trouver ces animaux là ici, mais c'est pour eux que cette réserve naturelle a été instaurée. J'ai ramassé des éclats de corail morts échoués sur la plage pour les ramener. J'avais pas trop le droit de faire ça, alors j'ai ramassé une bouteille de déchets (plastique et verre) sur la plage pour contre-balancer. Le chemin du retour a été assez similaire : très agréable, avec des vagues de plus en plus grandes à coté de nous. Le seul problème était la chaleur, un peu écrasante, mais vu les conditions météo en France, je vais me taire.

En arrivant à la voiture, après avoir vite vite remis des chaussures plus adaptées à la météo locale, nous sommes allés nous baigner sur la plage la plus proche pour nous rafraîchir. On a joué un moment dans les vagues, heureusement plus raisonnables. Elles ne faisaient plus que 1,5m ou deux mètres. On s'est quand même bien fait roulés dans tous les sens, c'était rigolo. Quand les vagues ont recommencé à faire plus de deux mètres, ca devenait dangereux et on est sortis de l'eau. On a pris une douche sur la plage pour enlever le sable, comme les surfeurs d'armelle de la dernière fois (comment ca on est pas faits pareils ??). Là, les vagues étaient vraiment démentes. On étais à 60m de la plage et on entendait des grosses déflagrations quand elles déferlaient, au point qu'on avait l'impression de sentir le sol trembler, un peu. Vraiment le pacifique est mal nommé.

Une fois de retour à Honolulu, nous sommes allés chez des amis de Henri et Serge, qui nous avaient gentiment invités à manger. Armelle avait d'ailleurs bien angoissé avant, car tenir une discussion en américain n'est pas forcément simple. Mais une fois sur place, c'était très agréable. Ces gens sont charmants et lors d'un repas à l'américaine, on est pas assis à une place donnée, mais on se déplace au fil de l'inspiration. Il est donc plus facile d'échanger quelques phrases d'ici de là, sans que nos difficultés d'élocution deviennent vraiment pénible pour quiconque.

Bref, une fois de plus, ce fût une super journée, dont on se souviendra longtemps. Demain dimanche, le programme est plus calme: shopping et préparation du départ. C'est qu'on part lundi pour l'ile d'à coté...

Il y a finalement assez peu de photos aujourd'hui, mais plutôt des films. C'est plus efficace pour rendre l'idée de puissance des vagues.



(lien direct)

vendredi 13 avril 2012

Initiation au surf et randonnée sur la diamond head

[Armelle]
Ce matin, le rendez-vous était à 8h30 chez Henri. Il nous attendait en faisant du piano.
Et oui, en plus d'être une star dans son domaine de recherche, d'être excellent en surf, de connaître tous les noms des poissons, des invertébrés et des crustacés du Pacifique, il joue très bien du piano.

Il avait préparé deux planches sur sa voiture et nous a emmenés sur un "spot" pour débutants.
Sur place, il a déchargé les planches, les a cirées, puis nous sommes allés au bord de l'eau. Martin m'a laissé l'honneur de commencer...
Une fois le leash accroché à la cheville, il faut se coucher sur la planche et trouver la bonne position pour ne pas s'épuiser en pagayant...

Nous voilà partis au large pour nous positionner par rapport aux vagues. Après d'autres explications, notamment sur la priorité entre surfeurs et la théorie de quoi faire quand la vague arrive, Henri est parti sur la vague suivante : il est tellement à l'aise qu'il en est gracieux.

Je vous ferai bien le récit de ma première expérience mais je vais la résumer à :
1) J'étais assise et je me suis lamentablement accrochée à ma planche quand la vague est arrivée,
2) La vague m'a retournée comme une crêpe et la planche m'a fait l'effet de la poële sur ladite crêpe,
3) Quand j'ai réussi à émerger de l'eau, mon tee-shirt et mon maillot me servaient d'écharpe et j'avais perdu mes lunettes de soleil !

J'ai encore fait  deux ou trois tentatives molles et j'ai laissé la place à Martin. Je lui laisse la main pour raconter son expérience.

[Martin]
Même s'ils étaient bien trop loin de la plage pour que je vois tout ce qui se passe, j'avais quand même observé Armelle et Henri pendant que j'attendais sur le bord. En particulier, la tête d'Armelle épuisée rentrant au bord donnait pas super super envie d'y aller. Mais de toute façon, Henri nous avait prévenus : peut-être qu'après une vingtaine d'heures à en chier comme des pires, on pourrait surfer quelques vagues. Donc là, la première heure, j'ai même pas trop cherché à savoir quoi faire une fois qu'on a réussi à faire décoller la planche sur la vague...

Une fois à l'eau, je me suis bien appliqué à tenter d'être au bon endroit de la planche et à pagayer de façon pas trop risible. C'est super technique. Et extrêmement physique. Je comprends mieux pourquoi les mecs qu'Armelle a pris en photo hier sont comme ça. C'est pas *que* de la gonflette...

Comme à Armelle, Henri m'a longuement expliqué les règles de priorité sur la vague. C'est que c'est pas comme au ski : si un crétin débutant gène un bon skieur, il lui fait perdre 20 secondes. Dans la même situation en mer, le bon surfeur perd une occasion unique (elles le sont toutes), et du coup, on ne plaisante pas *du tout* avec ça. Donc, chacun à sa place et tout va bien.

Quand le moment s'est présenté, j'ai donc suivi les consignes de Henri et commencé à pagayer comme un gros taré (de mon point de vue, en fait j'avançais quasi pas, mais bon) et hop, la planche a pris l'aspiration de la vague. Du coup, comme je m'étais pas trop renseigné sur quoi faire ensuite, bah ça a un peu fait flop, mais bon. Le pire a été la série de 5 vagues qui m'ont déferlé dessus car j'étais plus au bon endroit. La première c'est cool, je l'ai quasi bien négociée. Mais à chaque vague, j'avais un peu moins de souffle. Pourtant, il a bien fallu ramer pour revenir au point de départ, hors des déferlantes.

Quand le second moment s'est présenté, j'ai entendu Henri dire "non" alors qu'il disait "hop hop" et du coup, je suis parti à retardement. Du coup, je n'ai profité que des 5 déferlantes dans ma tête après coup, et j'ai donc décidé de rentrer au bord tant qu'il me restait un peu de souffle...

Ma conclusion sur le surf, confirmée par la discussion en rentrant avec Henri, c'est que c'est très beau à voir mais qu'il faut s'entraîner un an ou deux avant de commencer à en profiter vraiment. Du coup, comme ça marche pas trop sur la Meurthe, j'ai peur que cette première fois soit la dernière, en gros. Dommage mais entre munster et surf, il faut choisir...

[Armelle]
Nous avons ensuite mangé indien sur le campus puis nous sommes allés faire une petite randonnée sur la diamond head. C'est le cratère au pied de duquel nous nous étions promenés le premier jour.
Le chemin était assez court, environ 1h30 aller-retour, mais ça grimpe pas mal, avec une bonne série d'escaliers pour terminer.
En haut, comme d'habitude, la vue est magique...

À demain pour la suite de nos aventures...




(lien direct pour les allergiques au flash)

Initiation au snorkeling et randonnées

Disclamer: ce billet est rédigé par Martin, si y'a des photes c'est malheureux, mais ce n'est même pas étonnant.

Ce matin, Henri nous attendait à 7h00 chez lui pour nous emmener faire un baptême de snorkeling (observation de l'océan avec masque, tuba et palmes).

Nous sommes arrivés à Hanauma Bay, une baie magnifique, réserve naturelle, qui fait le plaisir des plongeurs. Il fût un temps où c'était l'un des lieux de pêche favori des rois de Hawaii, et franchement, on comprend pourquoi sans problème. Le récif est peu profond, et c'est un vrai bonheur de se promener en regardant les piti poissons passer juste en dessous. Enfin, je dis petits poissons, mais les parrot fish font un bon mètre, quand même. C'est le poisson un peu violet qu'on ne voit pas en entier sur ma photo. Quand je l'ai vu, j'ai fait un tour de quelques mètres pour prendre du recul, mais ca n'a visiblement pas suffit. On a même vu deux tortues. Ou était-ce la même deux fois ? Elles sont quand même clairement plus habiles que nous dans l'eau. En eau libre, c'est assez magique, y'a pas à dire. Au retour, en regardant les photos faites (Henri nous avait prêté un appareil étanche -- c'est un beau jouet), j'ai failli me faire mordre l'oeil en montrant la 19 : ca fait des mois et des mois que Henri et Serge veulent voir ce poisson et qu'ils n'y parviennent pas. J'avoue j'étais fier :)

Au bout d'un peu plus de deux heures à barboter dans de l'eau à 22°, on a commencé à se refroidir et nous sommes donc rentré prendre un café en profitant de la vue sur la terrasse de chez Henri. C'est bien aussi, pas à dire. Après avoir mangé un très bon indien sur le campus, nous sommes partis pour l'après-midi.

Nous avons commencé par une visite d'un jardin botanique localisé au centre d'un cratère volcanique. La visite commence par une centaine de mètres de frangipaniers sur la gauche et de bougrainvilliers sur la droite. C'est franchement pas mal. Ensuite, y'a des tas de plantes étranges, plutôt rigolotes. C'est toujours marrant de voir que les petits trucs en pot qui crèvent tout le temps chez nous font en fait 5 mètres de haut quand ils ont une météo qui leur convient.

Ensuite, on est allé faire une balade sur la montagne d'en face, pour profiter d'un point de vue assez incroyable sur l'océan, à un endroit où on voit pleins de baleines à bosses de décembre à avril. Malheureusement, elles sont déjà reparties, là. Pas grave, la balade était vraiment agréable quand même.

Pour finir la journée, on est allé manger chez Serge et Henri qui nous avaient invité à profiter du coucher de soleil. C'était très agréable. Décidément, encore une super journée. On est cuits (Armelle dort depuis une demi-heure je pense), mais c'est méga super top. Demain matin, c'est surf (!) et l'après-midi une petite randonnée sur le Diamond Head, le volcan éteint qui surplombe la baie d'Honolulu. Ca devrait être top aussi, à priori. On fera des photos, c'est promis.



(lien direct pour ceux qui sont fâchés avec le flash)

mercredi 11 avril 2012

The North Shore

Serge nous avait gentiment programmé notre journée dans le nord de l'île.

Nous avons donc rejoint la côte nord en nous arrêtant pour observer les différents points de vue.
Il n'est pas très évident de se repérer sur la route car il n'y pas beaucoup de panneaux précisant où nous sommes. Nous devions nous arrêter à Laniakea pour aller sur Turtle Beach (la plage des tortues) mais nous étions déjà à notre point suivant...

Nous avons fait demi-tour et nous sommes garés là où il y avait quelques voitures (c'est un bon indicateur, je l'avais déjà testé avec mes parents à Yosémite pour les ours !).

Nous sommes allés sur la plage mais à part des baigneurs, il n'y avait pas trace de tortues... En revanche, sur la gauche, il y a avait des rochers. Nous nous sommes donc amusés à crapahuter sur les gros blocs de lave. J'avais distancé Martin qui exceptionnellement prenait des photos. Il me rejoignait en râlant que je cours toujours devant et là, coupant court  à toute éventuelle prise de bec, une tortue nous a signifié que nous la
dérangions !

Et là, nous en avons trouvé plein ! Même si Henri dit le contraire, c'est très chouette de voir des tortues en vrai.

Et comme le coin était un peu dur d'accès, nous étions tout seuls. Quand nous sommes ressortis sur la plage de sable suivante, il s'agissait de Turtle Beach avec 30 touristes et 3 tortues de permanence ;)

Nous avons repris notre route, toujours avec des arrêts pour voir des plages superbes. Nous avons pique-niqué sur l'une d'elles.

L'étape suivante était les restes d'un temple hawaiien. L'accès était un peu cabossé, la route en terre rouge et la végétation luxuriante rendaient le lieu un peu magique. Il ne reste du temple que les pierres de soubassement. Mais il se situait en hauteur et nous avions donc un magnifique point de vue sur l'océan.

Ensuite, nous sommes allés à la pointe de la La'ie, un lieu symbolique pour les Hawaiiens à cause d'une légende où un guerrier hawaiien serait revenu sur l'île et l'aurait débarrassée d'un lézard géant. Il aurait découpé la tête du lézard en cinq morceaux qui sont devenus les îles que l'on voit depuis la pointe.

Pour terminer, nous sommes allés visiter the valley of temples. Nous ne savions pas du tout où nous allions et il s'agissait d'un cimetière et d'un temple japonais, réplique exacte d'un temple vieux de neuf siècle à Kyoto.
Une des caractéristiques est que le temple est construit sans clou !

Voilà pour cette journée bien remplie. Martin vient de se rendre compte qu'il a laissé l'appareil photo dans la voiture... Il est allé le chercher mais il n'est pas ravi... Alors, merci Martin pour les photos !



The windy coast

Ce matin, départ vers 9h00 pour la côte ventée.

Nous avons suivi la route qui longe la côte et nous nous sommes arrêtés à chaque lookout point. C'était superbe !

Martin s'est baigné sur une plage réputée pour ces rouleaux. Il confirme : les vagues sont vraiment très puissantes...

Après le repas, nous sommes allés sur la plage de Kailua. C'était magnifique et nous nous sommes baignés tous les deux.

Ce soir, nous avons pris l'apéritif sur la terrasse d'Henri et Serge puis nous sommes allés manger un excellent fish and chips tous les quatre.

Le message est un peu court mais je suis un peu fatiguée ce soir : Martin m'a réveillée à 5 heures...

mardi 10 avril 2012

Rencontre avec un humuhumunukunukuapua'a...

Pour mon premier petit déjeuner, Martin avait prévu une papaye ! Mais aussi des tartines, de la confiture de fraises et du jus de pamplemousse...

 Après avoir bu un café avec Henri, nous avons pris le bus pour visiter Waikiki. Nous nous sommes promenés sur la plage puis nous avons marché en direction du sud. En regardant l'océan, nous avons vu des poissons. Nous avons montré les photos à Henri et il nous a dit que c'était un Humuhumunukunukuapua'a, un des emblèmes de l'État de Hawaii.




 Notre balade était très chouette jusqu'au moment où nous devions prendre le bus de retour pour rejoindre Henri à 13h00 pour manger avec lui. Nous avons commencé par attendre le bus 30 minutes avec des averses intermittentes et de plus en plus violentes.
Lorsque le bus est arrivé, il y avait de la clim, et donc sur les vêtements mouillés, nous avions très froid ! Mais une gentille dame a pris la peine d'enlever ses écouteurs pour nous dire qu'au fond du bus nous ne sentirions pas la soufflerie. Bonne idée !
Enfin, au bout d'une trentaine de minutes de bus, Martin doutait fortement de la direction qu'empruntait notre bus. Pour ma part, je ne savais absolument pas où nous étions et encore moins où était l'université...
J'ai donc demandé au chauffeur si le bus passait par le campus et il m'a dit de sortir, de traverser la rue et de prendre une autre ligne...


Bilan des courses : nous sommes arrivés avec 40 minutes de retard dans le bureau d'Henri...

Nous avons mangé sur le campus dans un kiosque tenu par des adeptes de Krishna : l'assiette se composait de salade, de blé concassé, un pain de maïs avec des haricots rouges et une boule de gâteau de semoule à la canelle avec des noix de pécan. C'était très bon.


L'après-midi, Martin a bossé avec Henri et moi j'ai bouquiné à l'appartement.
Vers 18h00, nous sommes allés chercher notre voiture de location.


Je vous laisse découvrir la journée en images.



lundi 9 avril 2012

Arrivée à Honolulu

Anne-Cécile m'a donc déposée à l'aéroport pour mon premier vol jusqu'à Los Angeles.
Le voyage s'est super bien passé : j'ai regardé plein de films que j'avais ratés à leur sortie, j'ai bien mangé et le pilote était plutôt drôle ! Je n'ai même pas dormi.
Je stressais un peu pour ma correspondance : je n'avais que 1h30 pour changer alors que je devais passer la douane, récupérer ma valise et changer de terminal pour me ré-engeristrer...
J'ai donc un peu couru pour ne pas arriver la dernière dans la file d'attente des douanes mais, étant placée au fond de l'avion, je suis sortie en queue de peloton... J'avais donc une soixantaine de personnes devant moi et je commençais à faire de savants calculs du genre "il y a trois officiers de douanes, chaque personne prend environ 3 minutes, j'aurai donc une heure d'attente" et là, un officier est arrivé cherchant quelqu'un pour le vol d'Honolulu (prononcé Honoloulou, c'est super mignon). Alors j'ai levé la main, il m'a regardée et dit "Quinson ?" et il m'a fait passer devant tout le monde pour passer les douanes ! Cool !
J'ai ensuite récupéré ma valise très rapidement pour changer de terminal. Un vigile m'a conseillé de prendre le bus pour aller du terminal 2 au 5 et il avait bien raison !!! J'avais oublié comme l'aéroport de Los Angeles est immense.

J'ai enregistré ma valise et j'étais même en avance pour mon vol !

Dans ce deuxième avion, le sommeil m'est tombé dessus. Malheureusement, les deux japonaises à côté de moi était beaucoup moins fatiguées et très bavardes ;)

Je suis arrivée avec un quart d'heure de retard mais Henri et Martin m'attendaient avec un lei, collier traditionnel d'orchidées pour souhaiter la bienvenue aux nouveaux arrivants. Bonne surprise !


À la sortie de l'aéroport, la pluie nous attendait mais du coup, il y avait un magnifique arc-en-ciel. 

Henri nous a ensuite gentiment ramenés chez lui où j'ai pu prendre une douche et où Serge nous avait préparé un très bon gigot pascal. Après un bon repas, Henri nous a ramenés sur le campus où se trouve l'appartement de Martin. J'ai étonnamment bien dormi : seulement deux réveils mais sans insomnie ! Martin est jaloux de mon "recalage".